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Glossaire
Vous trouverez sous cette rubrique quelques repères pour mieux comprendre les notions du développement durable. Pour débuter, un retour sur la définition du développement durable.
Definition du Développement Durable
La définition officielle du développement durable est issue du rapport. "Notre avenir à tous", remis à l’ONU en 1987 par la commission pilotée par Mme Gro Harlem Brundtland : un développement "qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs". Définition générique qui, depuis, a fait l’objet de nombreuses interprétations et de multiples postures d’acteurs qui reprennent cette notion à leur compte et la déclinent à leur manière.
La grande plasticité du terme Voici ce qui a fait dire aux uns que son succès rhétorique tient pour beaucoup à ses ambiguïtés et à sa prétention de tout concilier : la croissance économique et le respect de la nature, les impératifs du présent et les préoccupations d’avenir, les politiques environnementales du Nord et le développement du Sud. Et c’est ce qui fait reprocher à ceux qui n’y voient qu’un phénomène de mode la trop grande plasticité du terme. Plus prosaïquement, certains citent la phrase de Saint-Exupéry, "Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants", pour imager ce concept qu’ils jugent assez flou. Agir ensemble et de façon cohérente suppose de partager une définition commune de la finalité des actions à engager. C’est l’une des raisons pour laquelle le terme est capable d’accueillir un grand nombre de prises de position, qui se confrontent sans s’opposer véritablement. La notion de développement durable qui prévaut aujourd’hui formalise les questions du vivre ensemble et de l’agir collectif.
D’une façon générale, le développement durable est défini comme la recherche d’un cercle vertueux entre l’économie, l’écologie et le développement social, et la lutte contre les inégalités. C’est l’enjeu majeur du XXIe siècle, issu du constat indéniable que notre modèle économique, fondé sur une croissance potentiellement infinie, montre aujourd’hui ses faiblesses. Aussi bien au niveau de l’appauvrissement des ressources naturelles, de l’extinction des espèces, des pollutions, de l’accumulation des déchets… qu’au niveau social (atteintes aux droits de l’homme, difficultés d’accès aux biens essentiels, écarts entre richesse et pauvreté grandissants dans de nombreuses régions du monde…), sans oublier la dépendance énergétique, les dérives financières et l’absence de prise en compte du moyen et du long terme.
De façon théorique, le développement durable est représenté par trois dimensions, qu’il s’agit de prendre en compte de façon complémentaire et équilibrée ("Triple Bottom Line"). Cette approche conduit à considérer le développement sous un triple regard pour s’assurer qu’il est : viable (compatibilité entre le développement et le maintien des écosystèmes), équitable (répartition de la valeur créée), vivable (harmonie entre les avancées sociales et la préservation de la planète).
Un changement de paradigme Ce changement de vision conduit à internaliser les impacts de l’activité humaine et à intégrer des critères environnementaux et sociaux dans les process et les prises de décisions. Imposer du haut vers le bas, du niveau des institutions internationales au niveau national, régional et local, selon un mouvement descendant, le développement durable est à la fois une préoccupation nationale et gouvernementale avec le ministère en porte-nom, une affaire régionale et urbaine avec le mouvement des régions et des villes, un combat associatif et un engagement des entreprises.
Les entreprises du Cac 40, pour répondre aux exigences réglementaires (loi NRE) ont été amenées à modifier leur process (éco-conception), leur mode de management et à publier chaque année leurs points d’amélioration (reporting). Ces grands donneurs d’ordres impliquent indirectement leurs prestataires et leurs filiales à l’étranger, en exigeant l’intégration de production pouvant satisfaire aux exigences de développement durable. Le développement durable s’est ainsi peu à peu imposé à tous les secteurs d’activité et à toutes les professions. Des partenariats publics/privés se négocient, de nouveaux business models se créent, pour répondre aux problématiques de territoire durable et aux attentes éco-citoyennes.
Une injonction créative Parce que le développement durable offre de nouvelles alternatives à nos modes de production et de consommation, il est aujourd’hui perçu comme une véritable opportunité d’innovation et, au-delà des contraintes réglementaires, comme un véritable atout concurrentiel pour toutes les entreprises, grandes ou moins grandes, qui s’y engagent. Avoir une vision globale, au-delà de l’usage des produits et des services ("du berceau à la tombe"), passer du court terme au long terme (de la réactivité à l’anticipation) : c’est par la mobilisation de tous à tous les niveaux que nos sociétés sortiront du monde fini, tel que nous le connaissons. Les solutions créatives imaginées nous feront alors entrer de plain-pied dans le XXIe siècle. |